Vous pourrez découvrir et vous balader dans des jardins à la française ou à l’anglaise. Certains vous seront familiers (des superstars !) et d’autres méconnus.

Nous n’avons pas pu mettre le chant des oiseaux mais nous vous laissons libres de les imaginer…

Bonne promenade et …à moins de 100 kilomètres de chez vous !!

Et surtout si cette mini-série vous a donné envie de sortir, n’hésitez pas à nous envoyer vos découvertes et vos commentaires sur la page Facebook des bibs. Cela encouragera l’équipe Patrimoine à poursuivre ses recherches dans la découverte du Patrimoine de l’Oise…

Vous pourrez découvrir et vous balader dans des jardins à la française ou à l’anglaise. Certains vous seront familiers (des superstars !) et d’autres méconnus.

Nous n’avons pas pu mettre le chant des oiseaux mais nous vous laissons libres de les imaginer…

Bonne promenade et …à moins de 100 kilomètres de chez vous !!

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Château de la Villette

 La construction de ce château débute en 1761. Le propriétaire s’appelle alors Pierre Charles de Villette (1700-1765). La construction est rapide et des jardins à la française avec pièces d’eau sont créés.

Le jardin à la française se caractérise par des axes géométriques, des compositions symétriques, des végétaux taillés formant parfois des murs (comme ici), des jeux d’eau, des fontaines et un axe perspectif qui passe par la façade du château.

Le château de Villette développe une façade à trois étages, un escalier à double volée (deux accès d’escaliers droits menant à un palier central et unique) et pas moins de vingt-et-une fenêtres.

Les gravures conservées dans notre fonds iconographique datent de cette première construction. En réalité, et pour être tout à fait exact, c’est la deuxième construction, un petit château existait avant celui-ci et les matériaux ont été repris pour construire celui de 1761.  

A la mort de Pierre Charles de Villette en 1765, son fils Charles Michel de Villette hérite du domaine. Il est marié à Reine Philiberte de Varicourt, fille adoptive de Voltaire.

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La propriété sera alors aménagée au goût de cette fin de XVIIIème siècle. Le parc à la française est transformé en jardin anglais détruisant les larges avenues par des sentiers sinueux, imaginant des portes rustiques, des ponts, des ruines.

Le jardin à l’anglaise est de conception irrégulière, des arbustes et des éléments architecturaux sont disposés, une grande variation des formes et des couleurs des végétaux est mise en place. Contrairement à une idée répandue, le jardin anglais est un jardin pensé et organisé. La nature existante sert de base pour la composition.

En 1903, après bien des vicissitudes historiques, le château du XVIIIème est détruit pour laisser place à un château d’un nouveau style.

Aujourd’hui une salle de réception est installée sur l’ancienne Orangerie du château et un certain nombre de bâtiments ont été restaurés pour accueillir des touristes qui peuvent profiter du calme. Des activités sportives et ludiques sont aussi possibles…

Alors prêt pour découvrir ce domaine à côté de chez vous ?

Pour en savoir plus,..(et aussi parce que ce texte s'est inspiré de cette brochure) :

Le Domaine de Villette à Pont-Sainte-Maxence. Réalisation : René Blanchon, Christiane Mécozzi, Marie-Thérèse Blanchon. Avec la collaboration de Jean-Charles et Marius Pigoni Nereo Randon, mai 2008

Château de Liancourt

 Liancourt se situe à 28 kms de Compiègne, dans l’agglomération de Creil.

Au XVIIe siècle, la ville s’appelait Liancourt-les-Belles-Eaux et à la Révolution française, Liancourt se fait renommer Unité-sur-Oise.

La ville-seigneurie a appartenu à une très ancienne famille charentaise, les La Rochefoucauld, dont les membres le plus illustres sont François de La Rochefoucauld, auteur des Maximes et François XII de la Rochefoucauld, duc de Liancourt (1747-1827), dont la statue est érigée sur la place de la ville.

Le duc de Liancourt créé la Ferme de la Montagne, école de formation professionnelle pour les orphelins de la région en 1776. C’est une expérience pilote et totalement novatrice qui donne naissance en 1780 à la première école des Arts et Métiers. Le duc de Liancourt est également fondateur, en 1818, de la Caisse d’Épargne et de prévoyance de Paris. 

L’agencement de son château, de ses jardins, de ses fontaines et de ses canaux s’inscrit dans les jardins à la française de l’époque : parterre à la composition symétrique et ordonnancée, fontaines placées dans l’axe du château, taille des arbres, haies stylisées, allées qui se croisent à la perpendiculaire. Toutes ces dispositions rappellent la conception des jardins du château de Versailles.

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Toutes les gravures présentées ici sont pour la plupart réalisées par Israël Silvestre (1621-1691), dessinateur, graveur lorrain, conseiller du roi en son Académie royale de peinture et de sculpture et collectionneur d’art. Il laisse de nombreux dessins et plus de mille œuvres gravées dont celles conservées dans le Cellier de la Bibliothèque Saint-Corneille.

Aujourd’hui, il ne reste du Château de Liancourt et de ses jardins que les communs occupés depuis 2011 par la Médiathèque Lucien Charton.

Les jardins d'Ermenonville

 

un modèle de jardin anglais très important pour l'histoire des jardins : les jardins d'Ermenonville, à 13 kilomètres de Senlis.

Le parc Jean-Jacques-Rousseau

Le parc Jean-Jacques Rousseau, classé monument historique, doit son nom au célèbre philosophe, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) qui y séjourna les six dernières semaines de sa vie. Il y meurt en 1778 et est inhumé dans l'île des Peupliers.

Premier parc à l'anglaise sur le continent, créé entre 1766 et 1775 par le marquis René de Girardin(1735-1808) avec la collaboration du paysagiste Jean-Marie Morel (1728-1810) et du peintre Hubert Robert (1733-1808), Il s'inspire notamment du parc de Leasowes de l'écrivain,William Shenstone tout en puisant certaines idées de la Nouvelle Héloïse, roman de J.J. Rousseau paru en 1761. On vient, à l'époque, du monde entier pour voir ces jardins en raison de leurs caractères novateurs.

Les « paysages philosophiques » sont arrangés de la même manière qu'un peintre conçoit son tableau, et de nombreuses inscriptions poétiques sont destinées à faire réfléchir le promeneur. Ce sont les éléments de la nature qui sont mis à l’honneur : arbre rare au feuillage coloré, tronc torturé, pelouse, ruisseau, étang, prairie…. La recherche de l’équilibre des volumes sans la ligne droite imposée, la recherche de la variété, l’accord des coloris et des matières végétales sont la norme. Les accidents de terrain sont conservés et exploités. L’itinéraire n’est pas balisé. Le promeneur chemine de surprise en surprise

Au nord du château subsiste le « Petit parc » le long d'un étang appelé la « Grande rivière », avec quelques fabriques de jardin de la fin du XIXe siècle. Cette partie de l'ancien parc d'Ermenonville de René de Girardin est réservée aux clients de l’hôtel-restaurant, qui peuvent y bénéficier de promenades en barque gratuites ou à cheval....

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L’Ermitage de Jean-Jacques Rousseau

L’ « ermitage de Jean-Jacques Rousseau », dite « la cabane du Bonhomme », au site du « Désert », est une cabane simple couverte de chaume. Elle est la plus ancienne des fabriques du parc.et est classée monument historique.  Le philosophe y passait des journées entières à méditer et contempler la nature. Devant la cabane, des bancs de mousse invitent

au repos. Nombreux sont les vers de Rousseau gravés sur les rochers des alentours.

Les jardins de Chantilly

Dessiné à la fin du XVIIème (en 1663) par André Le Nôtre (1613-1700), jardinier de Versailles, pour Louis II de Bourbon, prince de Condé, le jardin à la française de Chantilly, constitue un exemple rare de plan dont l’axe est décentré par rapport au château. Le jardin n’est plus l’accessoire du château. Ici, le château n’est qu’un élément de la composition au sein d’un jardin.

Le Nôtre n’est pas à proprement parler l’inventeur des jardins réguliers mais il en a maîtrisé l’art de la composition et les a développés à l’échelle du territoire comme personne auparavant. Il a surtout fait preuve d’une audace et d’une inventivité inédite. Son rôle dans l’histoire des jardins a bien sûr été capital.

Le Nôtre a poussé l’art du jardin dans une dynamique architecturale incomparable. Ses œuvres combinent tous les matériaux nécessaires à l’édification d’une construction admirable, étoffée des jeux d’optique et de perspective comme personne n’en avait fait jusque-là. Sons sens de la symétrie à une échelle aussi vaste a servi de prototype pendant des siècles à travers toute l’Europe.

Les « jardins d’André Le Nôtre » sont le fruit du travail en commun de très nombreux intervenants s’adaptant aux impératifs du site. De jardins en jardins, Le Nôtre retrouve fréquemment les mêmes artistes travaillant au service de l’administration royale : les architectes (Le Vau, Gittard, Hardouin-Mansart) ; les sculpteurs (Lerambert, Coysevox, Girardon) ; les peintres (Le Brun et Poussin).

L’œuvre de Le Nôtre se propage dans toute l’Europe avant son décès en 1700, grâce aux voyageurs qui visitent ses jardins.

Le Nôtre n’a publié aucun manuel. Il n’a pas laissé d’écrit pédagogique, ni journal, ni mémoires. Il ne reste que quelques courriers adressés aux grands de son siècle. Ses jardins parlent à sa place et sont de merveilleux porte-parole.

Les jardins de Chantilly ne sont pas restés tels que le célèbre jardinier l’avait conçu. Le parc recèle de nombreux contrastes par les aménagements successifs qui ont marqué son histoire. Les miroirs d’eau, les parterres à la française et le grand canal occupent le jardin classique.

 

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Le Grand canal, long de 2,5 km, constitué par la Nonette, canalisé par Le Nôtre dépasse de 600 mètres celui de Versailles.

Le Jardin anglais est quant à lui un bel exemple de l’art des jardins en vogue à la fin du XVIIIème siècle. Parsemé de fabriques (comme nous l’avons déjà vu pour le jardin d’Ermenonville), il développe toujours un buffet d’eau monumental dessiné par Le Nôtre. Ici, on cherche à sublimer la nature et imiter le plus possible son côté sauvage. La végétation y est dense. Il fut dessiné par l’architecte Victor Dubois (1779-1850) en 1819.

Le Hameau construit en 1774, et dessiné par l’architecte Jean-François Leroy (1729-1791), prend place dans un environnement boisé. Il est constitué de cinq petites maisons champêtres. Ce hameau a servi de modèle pour la conception du Hameau de la Reine à Versailles.